Cession – installation : la MSA vous accompagne dans la réussite de votre projet
Mis à jour le 28/10/2026
La transmission de son entreprise agricole ou l’installation d’un nouvel exploitant agricole sont des étapes majeures dans une vie professionnelle qui ne sont pas dénuées de risques, notamment psycho-sociaux. La MSA consacre d’ailleurs un nouvel axe de son plan de prévention à la gestion de ce risque. Carla Mailly, Référente prévention du mal être agricole à la MSA BCL, détaille cette nouvelle orientation.

Pouvez-vous nous donner des exemples concrets de situations pouvant engendrer du stress lors d’une transmission et de la reprise d’une exploitation ?
Ces transitions sont des périodes pouvant générer beaucoup d’inquiétude et d’appréhension, autant chez le cédant que le repreneur. En effet cette étape représente un changement important, certes sur le plan économique, mais aussi humain, qui peut être source de plusieurs peurs. Pour le cédant, il peut y avoir la peur de faire le mauvais choix, la peur de “l’après”, la peur de perdre son identité professionnelle ou ses relations sociale.
Pour le repreneur, cela peut se manifester par la peur de ne pas être à la hauteur ou d’échouer, la peur de la charge de travail ou encore celle de ne pas trouver sa place.
Ces préoccupations individuelles peuvent engendrer des comportements qui compliquent la transmission : difficulté à déléguer, évitement de certaines discussions, incompréhensions, etc.
Par exemple, cela peut entrainer une mauvaise interprétation du rôle de chacun, le cédant pense pouvoir aider dans les premiers temps alors que ce n’est pas du tout la vision du repreneur. Ou bien le repreneur peut envisager un changement de pratiques ou la création d’autres ateliers sans en mesurer pleinement les conséquences sur la vivabilité de l’exploitation.
Prenons le cas d’une entreprise agricole gérée par un exploitant qui exerce seul et qui réalise un nombre d’heures important pour assurer l’ensemble des tâches. Si le repreneur aspire quant à lui à un meilleur équilibre vie professionnelle/vie personnelle, la charge de travail doit être clairement identifiée en amont de la reprise afin d’envisager un changement de pratiques, l’embauche d’un salarié, ou bien une installation à plusieurs.
Nous pouvons aussi être confrontés à des situations où des collaborateurs ne sont pas d’accord sur la façon de transmettre l’entreprise.
Que ce soit sur l’individuel ou sur le travail collectif, anticiper et prévenir ces situations peut limiter les risques psycho-sociaux ou un sentiment de mal être lors de l’étape transmission/installation.
Quelle solution proposez-vous ?
Pour tous ces exemples, on voit qu’un accompagnement en amont peut être facilitateur. L’objectif est que chacun prenne pleinement conscience des changements qui vont s’opérer et bien souvent un regard extérieur est salvateur pour anticiper son projet de façon afin qu’il soit viable et vivable sur le long terme.
Quelle est la forme de cet accompagnement ?
Cet accompagnement peut prendre différentes formes.
Nous avons par exemple organisé des réunions partenariales « transmissions/installations » avec les chambres d’agricultures et Associations Départementales pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (ADDEAR). Au cours de ces réunions la MSA aide à libérer la parole des personnes présentes pour qu’elles prennent conscience des difficultés que risquent de rencontrer les deux parties dans l’élaboration de leur projet pouvant engendrer un sentiment de mal être si elles ne sont pas prises en considération bien en amont. Une réunion qui s’est tenue dans le Loiret a mobilisé plus d’une vingtaine de futurs cédants qui ont apprécié les temps d’échanges avec les structures présentes et également le volet sur « l’impact psycho-social » de cette étape professionnelle. En Eure-et-Loir, l’ADDEAR organise des « apéros installation & post-installation » qui permettent aux porteurs de projets de dialoguer en présence de structures pouvant apporter leur éclairage. La MSA BCL y a été présente pour la première fois le 14 avril dernier pour aborder la thématique de l’organisation de travail.
Nous sommes aussi amenés à accompagner directement les entreprises pour faire le point et répondre à leurs problématiques au travers de médiation, de coaching professionnel individuel ou collectif, ou d’autres outils adaptés.
Les personnes concernées peuvent-elles contacter la MSA ?
Elles peuvent effectivement nous adresser un mail à contactprp.blf@bcl.msa.fr . Nous les recontacterons afin d’analyser leur projet et les accompagnerons si nécessaire. Nous pouvons également les orienter vers des structures appropriées dans le cadre de notre réseau partenarial.

