Guillaume Piot, un délégué MSA qui se mobilise pour la santé en agriculture
Mis à jour le 05/10/2026
Une réunion d’information sur les zoonoses s’est tenue le 1er juin à la Guerche sur l’Aubois. Elle était animée par le Dr Philippe Baudelet, Médecin du travail à la MSA mais elle a été organisée à l’initiative des délégués de l’échelon local Champagne Val de Loire et de son Président Guillaume Piot, exploitant agricole et délégué MSA.
Tous les 5 ans la MSA organise l’élection de ses délégués. Les personnes affiliées à la MSA peuvent présenter leur candidature sur leur canton quel que soit leur statut : exploitant, salarié, employeur de main-d’œuvre, retraité. C’est ce qu’a fait Guillaume Piot en 2025. Pour quelle raison ? « j’étais critique vis-à-vis de la MSA, ayant été confronté à des difficultés, mais je voulais comprendre cet organisme et voir de l’intérieur comment il fonctionnait ». Guillaume Piot a été élu et a même accepté de prendre la présidence de son échelon local : Champagne Val de Loire.
A l’issue des élections, la MSA a réuni ses différents échelons locaux pour connaître les actions qu’ils souhaitaient mettre en place « avec mes collègues délégués, il nous a semblé nécessaire d’organiser une remise à niveau quant à nos connaissances des zoonoses. Avec nos activités exercées dans la nature, nous sommes au contact d’animaux porteurs de maladies qui peuvent être transmises aux humains : maladie de Lyme, leptospirose, tularémie, … Nous avons donc sollicité la MSA pour organiser une réunion ouverte à tous sur les modes de contamination ainsi que les moyens de se protéger ».
« la majorité des adhérents ne nous connaissent pas »
Une entrée en matière dans ses missions de délégué MSA rapide et concrète. Pour autant, comment Guillaume Piot vit ses missions de délégué au quotidien ? « Mes missions de délégué c’est d’être le relais des adhérents en difficultés et de communiquer sur les actions menées localement : prévention des chutes, sécurité routière, etc. La majorité des adhérents ne nous connaissent pas et ne savent pas qu’ils peuvent solliciter les délégués MSA de leur territoire lorsqu’ils sont confrontés à une difficulté. Il est vrai qu’il n’est pas facile de parler de ses problèmes à une personne que l’on ne connait pas, le fait d’être plus visible pourrait amoindrir cette appréhension ».
« mon objectif est d’être force de proposition »
Comment envisage-t-il les années à venir ? « Je m’étais donné un peu de temps pour maîtriser toutes les fonctions de délégué, j’ai déjà bien avancé sur la compréhension du fonctionnement de la MSA en découvrant que beaucoup de dispositifs sont mis en place. La MSA est à l’écoute de ses adhérents et consciente de leur situation actuelle. J’ai assisté en juin dernier pour la 1ère fois à l’assemblée générale de la MSA et cela m’a rassuré. La Présidente et la Directrice Générale qui ont pris leurs fonctions il y a un an de cela sont accessibles et j’ai vraiment eu le sentiment qu’elles prennent en considération les remontées qui leur sont faites et qu’elles travaillent à améliorer le fonctionnement de la MSA. Je ne suis plus dans la critique et je communique désormais sur ce que fait la MSA, sur ce qu’elle est en capacité d’apporter à ses ressortissants. J’évolue dans mes fonctions étape par étape et mon objectif est d’être force de proposition. Un sujet qui me tient à cœur est la santé des personnes qui travaillent dans l’agriculture, notamment l’impact des phytosanitaires et j’espère faire bouger les lignes durant mon mandat ».


