Beauce Coeur de Loire

Patrick Noël

Mis à jour le 11/07/2017

Patrick Noël, Administrateur à la MSA Beauce Coeur de Loire, est viticulteur employeur de main d'oeuvre. L'échelon local Pays Fort Sancerrois, dont il est membre, a souhaité mettre en place des actions d'information en santé publique.

Comment avez-vous déployé ce projet ?

Lors de la réunion de bureau de l'échelon, nous avons souhaité, comme on le fait toujours, associer les professionnels de santé du secteur et je me suis tout naturellement tourné vers le Dr Jacques de Rancourt, Médecin Généraliste à la Maison de Santé de Sancerre. Il faut rappeler que lors de la création de cette Maison, il s'est instauré un formidable partenariat entre la MSA, qui a assuré l'ingénierie, et les professionnels de santé de la région. Tous les acteurs de ce projet considéraient que la réussite d'une Maison de Santé passait par une volonté politique des structures locales mais surtout par une volonté des professionnels de santé. Les travaux engagés sur ces bases ont permis une étroite collaboration entre les différents contributeurs qui se poursuit désormais de manière pérenne bien après l'ouverture de la Maison.

Quelles sont les thématiques qui ont été retenues ?

On a discuté avec le Dr de Rancourt afin de voir quels étaient, selon lui, les questions d'actualité qui correspondaient vraiment aux besoins de notre territoire. Il a identifié deux sujets très importants. L'un concerne les lombalgies liées aux activités professionnelles viticoles au cours desquelles les salariés effectuent un travail courbé, répétitif et sont contraints au port de charges, bien que désormais plus limité. L'autre problématique identifiée concerne les addictions aux produits stupéfiants.

Ces thématiques avaient-elles été avancées par l'échelon ?

Si les lombalgies nous semblaient une évidence, nous n'avions absolument pas conscience de cette consommation de drogues, d'où l'intérêt de travailler en partenariat et à l'écoute des professionnels de santé. En tant que Délégué, nous sommes là pour accompagner la MSA à mettre en place des actions de santé publique, mais pour identifier les sujets, il n'y a rien de tel qu'un dialogue avec les gens qui sont vraiment au contact du terrain.

Pourquoi vous êtes-vous impliqué dans ce projet ?

C'est quelque chose qui coulait de source. En tant qu'employeur de main-d'oeuvre, la santé des salariés, c'est quelque chose qui me touche de près. J'étais Conseiller Municipal et j'ai connu à ce titre les débuts de la Maison de Santé. De plus, la profession viticole est très structurée. 98% des professionnels adhèrent à notre syndicat. Au sein de celui-ci, la communication permet de relayer très efficacement l'annonce des actions mises en oeuvre par la MSA.